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Les contre-vérités de Christian Blanc sur le projet Arc Express

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Tribune politique
Vendredi 09 Avril 2010

fistSuite aux propos de Christian Blanc sur le projet Arc Express énoncé ce jour au Sénat, Jean Paul Huchon tient à rétablir en toute objectivité quelques vérités. Pour se dernier il est temps de « cesser de mentir aux Franciliens ».

Non, le projet Arc Express ne date pas d’hier. Sans remonter jusqu’à l’idée d’Orbitale en 1994, le projet Arc Express est inscrit au SDRIF dès février 2007 et officiellement lancé en mars 2007, avec l’accord de l’Etat, par l’inscription du financement des études et du débat public au Contrat de projet Etat – Région 2007 – 2013.
Ce projet est le résultat d’un choix collectif, débattu à l’occasion du SDRIF et tout particulièrement au sein de la Conférence métropolitaine. Il a fait l’objet d’échanges approfondis et nombreux avec le Ministre d’Etat Jean Louis Borloo en 2009.

Non, il ne s’agit pas de faire de ce dossier un sujet « politicien » autour de tracés divergents : Il y a bien deux visions différentes, portant tant sur la méthode que sur le fond. - Sur la forme, le projet Arc Express est débattu avec toutes les collectivités et acteurs économiques d’Ile de France, et non pas entre le secrétariat d’Etat à la région capitale et …le secrétaire d’Etat à la région capitale.
- Sur le fond surtout : Arc Express desservira des territoires denses et peuplés permettant aux usagers de se rendre de banlieue à banlieue sans passer par Paris. Avec 40 stations, une tous les 1,5 km, pour desservir un maximum de villes sur 60 km, ce projet permet un réel maillage du territoire avec le réseau existant et à venir (prévu dans le Plan de mobilisation des transports).

Le Grand 8, lui, dessert des pôles disparates et hétérogènes, n’offrant qu’un très faible maillage avec le réseau existant. Avec également 40 stations, mais sur 130 km, les gares se situent tous les 4 ou 5 kilomètres.
Que M.Blanc affiche désormais la cohésion sociale et le désenclavement des territoires à l’appui de son projet alors qu’il privilégie avant tout une logique économique élitiste n’est qu’une contradiction de plus.

Non, le projet sera réalisé bien avant 2030-2035. Le calendrier établi par le Stif est clair : le premier tronçon s’ouvrira bien en 2017 et l’achèvement total du projet est prévu pour 2025. Le plan de financement est précis, expertisé comme le calendrier inscrit au rapport de Gilles Carrez, ce qui est loin d’être le cas pour le projet de Monsieur Blanc.

Pour Jean Paul Huchon, « il est grand temps de cesser de mentir aux Franciliens. Ceux-ci ont tranché le 21 mars en votant à 57 % contre le projet du Grand Paris, thématique phare de la campagne électorale de l’UMP. Passer ce projet de Grand Paris au forceps est un déni de démocratie. Nous ne décevrons pas les Franciliens qui bénéficieront, grâce au Stif et aux collectivités locales, de la modernisation promise du réseau. ».