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Marie-Pierre De La Gontrie, Première Vice-présidente chargée des Finances, du Contrat de Plan et des Contrats Particuliers avec les Départements, s’interroge sur les discours contradictoires de l’Etat quant au financement des projets de transports en Ile-de-France, sujet majeur pour la réalisation des améliorations attendues par les Franciliens. Elle note que, alors que le Président de la République martèle lors de son discours du 29 avril « Dans le Grand Paris, beaucoup de projets sont rentables. Ils feront l’objet de partenariats public-privé», le secrétaire d’Etat Christian Blanc affirme dès le 03 mai : « Il n’y aura pas de PPP, car c’est un financement cher. Ce système peut fonctionner sur certains investissements d’importance moindre, mais sur un chantier de ce calibre, ce serait une erreur d’ingénierie financière que nous ne commettrons pas » !
Pour Marie-Pierre de La Gontrie, s’agit-il d’un double discours, d’un jeu de dupes ou d’un retournement spectaculaire, sous la pression de la réalité de la situation économique et sociale ?
Car comme Jean-Paul Huchon, Président du Conseil Régional d’Ile-de-France, la Première Vice-présidente en charge des finances, pointe depuis des semaines le risque d’une telle solution, dans une conjoncture économique très dégradée et incertaine pour les grandes entreprises de Travaux Publics et surtout beaucoup plus coûteuse pour l’usager et le contribuable.
Alors même que cette solution constituait l’une des rares pistes de financement clairement identifiées par le Chef de l’Etat pour décliner dans les faits le plan de 35 milliards d’euros promis pour les transports en Ile-de-France, Marie-Pierre de La Gontrie constate aujourd’hui qu’elle a fait long feu.
Quel sera donc l’engagement de l‘Etat pour tenir ses promesses ? Marie-Pierre de La Gontrie rappelle que la Région, Paris et l’ensemble des départements franciliens ont acté avec rigueur et sérieux 12 milliards de ressources sur leurs propres budgets pour honorer le plan de mobilisation en faveur des transports. Soit les deux tiers du coût global (18 milliards d’euros) de leurs projets.
Pour Marie-Pierre de La Gontrie, le rétropédalage du gouvernement jette un doute sur la fiabilité de ses engagements à l’aube d’une concertation que le chef de l’Etat a souhaité rapide et fructueuse. |