|
Jean-Paul Huchon et Serge Méry, vice-président chargé des transports, ont fait voter ce jour par les élus régionaux, le protocole d’intention relatif à la mise en œuvre et au financement du Plan de mobilisation des transports en Ile-de-France d’ici 2020.
Sur 174 votants : 141 POUR, 33 Abstentions (groupes MP et FN).
A lire : l'intervention de Guillaume Balas
Ce protocole d’intention concrétise le travail de collaboration mené avec la Ville de Paris, les Départements d’Ile-de-France, le STIF et l’Etat depuis de nombreux mois.
Sur les 18,9 milliards d’euros que coûterait le Plan de mobilisation, la Région s’engage d’ores et déjà sur 5,1 milliards. En comptabilisant sa participation à hauteur de 51 % des engagements du Stif, ce montant s’élèverait à 7,7 milliards d’euros.
Le 18 juin, le Conseil général du 93 a également voté son protocole d’intention. Fin juin, suivront les conseils généraux des 95, 91, 77 et 94. Suivront début juillet la Ville de Paris et le Stif.
LE FINANCEMENT
Les besoins de financement sont estimés à 18,9 MM€ aux conditions économiques de 2008, dont :
- 3,3 MM€ au titre du matériel roulant (renouvellement du matériel roulant du RER A, nouveaux matériels générés par les projets du Plan de mobilisation)
- 2 MM€ au titre de l’accessibilité des réseaux pour les personnes à mobilité réduite - 2MM€ pour la modernisation des RER C et D et la désaturation de la ligne 13
- 6,4 MM€ pour l’accélération des projets actuellement en études et en réalisation et pour le lancement à l’horizon 2020 d’une nouvelle série de projets
- 5,25 MM€ pour l’engagement d’Eole à l’Ouest et d’Arc Express.
S’ajoute à cet effort en faveur des grands projets, un volet d’actions spécifique en faveur des transports en commun en site propre (TCSP) évalué sur la période à environ 2 MM€.
Le plan de financement préfigure les prochains Contrats de projets et Contrats particuliers, qui formaliseront les engagements financiers des partenaires. En outre, certaines opérations, tel le prolongement de la ligne 14 pour désaturer la ligne 13, pourront faire l’objet d’un contrat spécifique de financement.
La Région attend de l’Etat, au-delà de son apport de 2 MM € au travers du Contrat de projets, qu’il lui donne des moyens supplémentaires, par le biais d’attribution de ressources nouvelles.
|