Le Conseil régional et les socialistes se sont opposés au projet de décret visant à étendre la zone de bureaux de La Défense sur Nanterre. Un décret faisant fi des réalités et notamment des transports...
Le Conseil régional d’Ile-de-France a refusé hier, à une très large majorité , le projet de décret qui impose la fusion de « l’Etablissement public pour l’aménagement de la Défense » (EPAD) et « l’Etablissement public d’aménagement de Seine Arche » (EPASA). Le Conseil régional dénonce l’absence de projet et la reprise en main par l’Etat du territoire de la commune de Nanterre.
L’agrandissement disproportionné du périmètre de l’Opération d’Intérêt National de La Défense sur plusieurs centaines d’hectares, tout particulièrement le long de la Seine à Nanterre, a pour seul objectif de permettre l’implantation à grande échelle de nouvelles tours et de nouveaux sièges sociaux.
Le Conseil régional refuse que le développement de l’offre de bureaux sur Nanterre n’ait pour objet que de sauver l’EPAD de la banqueroute, aux dépens de la qualité de vie des Franciliens.
Ce projet de décret ne se préoccupe ni de la saturation des transports en commun ni des temps de transports des Franciliens, ni des liaisons routières et en particulier des ponts.
En outre, l’Etat aurait une majorité écrasante au sein du futur conseil d’administration, ne laissant aux collectivités, et en particulier à Nanterre et à la Région, qu’un rôle anecdotique. En 2007, la région s’est déjà opposée au « Plan de renouveau de La Défense » du gouvernement. Aujourd’hui, ce plan est un échec comme le montre la carte des implantations d’entreprises en Ile-de-France.
Pour Jean-Paul Huchon, « Il s’agit toujours de la même politique d’extension indéfinie du quartier de la Défense au détriment du développement de l’Ile-de-France à l’Est et au Nord. L’avenir de La Défense passe par un travail concerté avec les collectivités locales sous pilotage régional, le développement des transports en commun et un meilleur équilibre logements/bureaux. C’est ce que propose le SDRIF. »
Pour Mireille Ferri Vice-présidente en charge de l’aménagement du territoire, « Ce projet de décret est un nouvel exemple des manœuvres du gouvernement pour faire main basse sur les ressources des collectivités. Et un tour de passe-passe pour renflouer les caisses vides de l’EPAD. »
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